Si la mémoire est comme l ’ écho qui continue de se répercuter après que le son éteint. C ’ était un soir de juillet
J ’ errais seul, égaré, comme ivre dans une foule excitée, boulimique, ébahie de toutes couleurs et races.
Dans une salle au luxe éphémère construite dans une banlieue improbable.
Elle n ’ a chanté ce soir là que pour moi, n ’ a regardé que moi (il me semble qu ’ il n ’ y avait pas foule…une salle immense, éclairée violemment, éblouissante et pourtant une manière d ’ intimité.
J ’ étais dans les tous premiers rangs, sans voisins immédiats)
C ’ était d ’ une irréfutable évidence : elle cherchait à me séduire -et ne visait que moi- les textes de ses ballades, n ’ avaient été écrits que pour moi, du moins pour ce que j ’ en comprenais Ses mouvements de tête éclairés de trois gardénias blancs, sa robe fendue découvrant une jambe ferme et douce et sa voix………………..
Femme fatale qui dit et ne dit pas Tout cela effaçait entre nous les obstacles linguistiques
De cet amour insouciant-pour que tout puisse recommencer entre nous-à la désespérance de ces fruits étranges. Le chant tournait autour de moi, m ’ enveloppait….puis elle ma présenta ses compagnons Lester au sax, jo à la batterie et teddy au piano….. Elle disparut derrière le rideau après m ’ avoir envoyé un dernier baiser Dehors il y avait toujours foule mais je n ’ étais plus seul Il y avait Billie
Billie et moi…..
texte emprunté a je ne sais qui pour présenter mon émission jazz
tous les mercredis sur Radio Saint-Affrique